Amis? On n'a pas d'amis.
Et d'ailleurs on n'aime pas les gens!
Ah si, y a quand même:
On s'y croirait. Un bouquin plein de vie, que je conseille très fortement. Une critique ICI
Ce bouquin, c'est une pure merveille. Kessel raconte les montagnes et les steppes d'Afghanistan et le jeu ancestral du bouzkachi. Précipitez-vous!
Un extrait ICI. Existe aussi en livre. Autres films de Ponfilly: Une vallée contre un empire (81), Kaboul au bout du monde (94)
Des extraits ICI. Des paysages époustouflants pour décor de la tragédie afghane... A voir!
Moi-mème et l'Autre, nous nous sommes rencontrés, au plus reculé du voyage.
Victor Segalen - Equipée
Il faut tout réapprendre afin de pouvoir apprécier. C'est la notion que nous avons plus ou moins perdue: le prix de la vie. Près de peuples simples, montagnards, marins ou nomades, les lois élémentaires s'imposent à nouveau. La vie retrouve son équilibre.
Ella Maillart - Des monts Célestes aux sables Rouges
Parler de Peshawar sans parler de la passe de Khyber serait une grave erreur, tant la ville est tournée dans la direction de l'Afghanistan. La passe de Khyber est le passage principal entre Pakistan et Afghanistan à travers les montagnes de Hindu Kush, permettant de relier Peshawar à Jalalabad et Kaboul.
Une trouée de 58km de long, principal axe commercial de la région, connue pour les vagues invasions qui l'ont empruntée pour déferler sur le sous-continent indien: les grecs d'Alexandre le Grand, les Perses, les Mongols et les Tartares... Peu connue en France, le nom de "passe de Khyber" évoque dans le monde anglo-saxon la déroute complète de l'armée britannique menée par le général Elphinstone, en 1842: un seul des 16500 hommes en réchappa. Le lieu a acquis une connotation légendaire, comme celui de Peshawar, dernière frontière de l'Empire au-delà de laquelle règne un peuple de redoutables cavaliers indomptés. L'entrée de la passe porte de nombreuses plaques commémoratives au nom des différents unités décimées à cette occasion.
Pour s'y rendre depuis Peshawar, il faut traverser les zones tribales, territoires pakistanais mais administrés par les tribus locales. L'autonomie remonte à l'occupation britannique. Continuellement harcelés, incapables d'éradiquer le brigandage, les anglais ont accordé ce statut aux tribus, en échange d'un droit de passage et d'une sécurité garantie sur la route menant à l'Afghanistan. Une véritable poudrière dont l'état pakistanais a hérité à sa naissance en 1947, et sa situation n'a guère évolué: C'est une zone de non-droit entre Pakistan et Afghanistan, lieu de tous les trafics: transformation de l'opium des champs de pavots afghan en héroïne, commerce d'armes avec pignon sur rue et production locale de répliques (à Darra notamment). On peut y tester une Kalachnikov (et il n'y as pas si longtemps des bazookas). Place forte de l'islamisme radical: nombre de madrasas y sont installées, les extrémistes y circulent librement, et "certaines pointures du terrorisme mondial s'y cacheraient", comme serinent les médias. Sans parler du brigandage, des enlèvements (récemment l'ambassadeur du Pakistan en Afghanistan y a disparu). Bref, un petit paradis.
L'état Pakistanais ne garantit la sécurité des voyageurs que sur la route qui relie Peshawar au poste frontière, il faut demander un permis - délivré dans la journée - et une escorte. Mais depuis plusieurs mois, l'accès est fermé aux touristes à cause du risque d'enlèvement et des combats entre l'armée pakistanaise et les islamistes extrémistes qui secouent les zones tribales.
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