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Amis? On n'a pas d'amis.

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Le faucon afghan

Le Faucon afghan

Olivier Weber, éditions Robert Laffont, 2001

On s'y croirait. Un bouquin plein de vie, que je conseille très fortement. Une critique ICI

Les cavaliers

Les cavaliers

Joseph Kessel, éditions Gallimard, 1982

Ce bouquin, c'est une pure merveille. Kessel raconte les montagnes et les steppes d'Afghanistan et le jeu ancestral du bouzkachi. Précipitez-vous!

Massoud l'Afghan

Massoud l'Afghan

Un film de Christophe de Ponfilly

Un extrait ICI. Existe aussi en livre. Autres films de Ponfilly: Une vallée contre un empire (81), Kaboul au bout du monde (94)

Terre et cendres

Terre et cendres

Un film de Atiq Rahimi

Des extraits ICI. Des paysages époustouflants pour décor de la tragédie afghane... A voir!

Voyage au coeur de la vieille ville

Moi-mème et l'Autre, nous nous sommes rencontrés, au plus reculé du voyage.

Victor Segalen - Equipée


Quelques rencontres

Khan Agha Chowkidor Habib

Il faut tout réapprendre afin de pouvoir apprécier. C'est la notion que nous avons plus ou moins perdue: le prix de la vie. Près de peuples simples, montagnards, marins ou nomades, les lois élémentaires s'imposent à nouveau. La vie retrouve son équilibre.

Ella Maillart - Des monts Célestes aux sables Rouges
ronds de tapis

Peshawar. Drôle d'idée pour un blog. Qui d'ailleurs songerait à s'aventurer dans cette ville du Pakistan, un petit point mystérieux sur la carte et une réputation sulfureuse pour la précèder?

Carrefour à la croisée du monde indien, de la Perse et de l'Asie Centrale. A deux pas des zones tribales et de la mythique passe de Khyber, la frontière avec l'Afghanistan. Ville de tous les trafics, plaque tournante de la drogue et du commerce d'armes, quartier général des moudjahidins au Pakistan pendant l'invasion soviétique de l'Afghanistan, puis bastion des talibans. Véritable Far West de l'Orient, capitale de la NWFP, la province frontière du nord-ouest, dont le seul nom évoque le mystère...

C'est ce que vous lirez communément un peu partout. Au delà de ces lieux communs, je vous propose de découvrir notre Peshawar, celle qu'on a vécu, qu'on a humé et qui nous a fait vibrer. Au travers de sa vieille ville et de Khyber Bazar qui a été notre quotidien pendant plus d'un mois. Au travers des rencontres, des amitiés nouées dans la communauté afghane, des petits moments de vie qui nous ont ravis et un peu transformés. Bon voyage!


Survolez les carrés avec la souris pour situer un lieu. Cliquez sur les lieux signalés en rouge pour obtenir des précisions.


[ Humble petit diaporama de la stupéfiante Peshawar ]

Posté le 26/05/2008

Ca vient, ça vient... Un peu de patience...



Mots clefs : khyber bazar diaporama, Peshawar

  • Une personne anonyme Une personne anonyme 9/09/2011 / 16:14
    j'adore ce diaporama (quel logiciel vous avez utilisé ?) .... Je suis tombée par hasard dans votre blog car je cherchais des infos sur Peshaward ..
    Bravo

    Mon blog : http://passionnasie2011.blogspot.com

    Bonne continuation ....
    Evelyne

[ Rupture de stock ]

Posté le 24/05/2008

La hausse spectaculaire du prix des denrées alimentaires touche de plein fouet le Pakistan. Le blé a augmenté de 35%, les files d'attente s'allongent devant les magasins gouvernementaux qui offrent des prix légèrement moins élevés. Des quotas y ont été instaurés et il n'y en a pas pour tout le monde! Même au bazar le blé vient à manquer...

Notre ami afghan Khan Agha qui habite dans un camp de réfugiés de Peshawar nous raconte que le camp est de moins en moins sûr, les gens ont faim, il a même été cambriolé la semaine dernière pendant qu'il dormait. Du coup il cherche à mettre sa famille en sécurité dans le bazar. Pas facile, car les locations y sont chères!

D'après le Programme Agricole Mondial (PAM), un pakistanais sur deux est menacé d'insécurité alimentaire... Et tout ça parce qu'une poignée de financiers spéculent sur le prix des matières premières...


Mots clefs : hausse prix blé, Peshawar

  • Eric Eric 24/05/2008 / 22:07
    je partage ton avis
    ces spéculateurs et tous ceux qui veulent à tout prix faire du fric me débectent
    ci dessous un article qui va dans ce sens

    La famine mondiale
    par Michel Chossudovsky
    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8894

    bon courage pour tes amis afghans
    Eric
    e.colonna@free.fr
  • <a href='http://www.uniterre.com/membre/assalamaleikoum/'>assalamaleikoum</a> assalamaleikoum 25/05/2008 / 07:21
    Signez la pétition européenne lancée par des économistes, ATTAC, ... pour dire NON à la dérèglementation de la finance:
    http://www.stop-finance.org/
  • Anonymous Anonymous 26/05/2008 / 07:24
    « Tirez avantage de la hausse des prix des denrées alimentaires. » C'est avec ce slogan que la banque belge KBC a lancé un nouveau placement financier, indexé sur le cours des six matières premières agricoles (cacao, café, sucre, blé, maïs et soja). Pour attirer ses clients, la banque invite sans détour à saisir « l'opportunité » que représente« l'énorme accroissement de la population », « les changements climatiques », « la pénurie d'eau et de terres agricoles ». Rendement estimé, mais pas garanti : 14 %. [extrait de Libération du 13 mai]

[ Celui qui a mangé la viande doit ronger les os ]

Publié dans Bazars de Peshawar Posté le 5/05/2008
Fier de ma barback Zoom
Fier de ma barback
Ca c'est pas du tout de la photo posée Zoom
Ca c'est pas du tout de la photo posée

Celui qui a mangé la viande, doit ronger les os. Comme disait mon grand-père... Étrange rue que celle des bouchers. Un peu excentrée, c'est une ruelle parallèle à Qissa Khawani Bazar que rien ne distingue des autres. Une petite dizaine d'échoppes sont alignées, ouvertes aux 4 vents. Je ne vais pas vous refaire pas le coup classique de la viande envahie de mouches, aseptisation et réfrigération sont évidemment deux mots inconnus, ces boucheries sont semblables à toutes les boucheries de la région : à faire devenir végétarien un tyrannosaure ou un cow-boy texan.

Les pieds de vache Zoom
Les pieds de vache

Mais dès qu'on entre dans la rue, on est repéré, le mot passe d'échoppes en échoppes: "Des étrangers!!" Et tous comme un seul homme demandent à poser avec leur barback. Ça le fait à tous les coups! L'un deux, armé d'un seul couteau et de tout son courage, mime un combat acharné avec un gigot de mouton. Celui-là semble faire les yeux doux à ses pattes de vaches dont il a assidûment brûlé tous les poils au chalumeau. Ou peut-être est-ce le ventre du photographe qui lui joue des tours et lui fait choisir ces cadrages évocateurs?

Pour ceux qui aiment l'odeur du sang, voir aussi: "Vie et mort d'un poulet"

Ou alors viande hachée mais ça coule le long du cornet Zoom
Ou alors viande hachée mais ça coule le long du cornet
D'après ce qu'on a compris, c'est les chinois qui aiment ça. Sauf qu'y a pas de chinois ici! Zoom
D'après ce qu'on a compris, c'est les chinois qui aiment ça. Sauf qu'y a pas de chinois ici!
Les boyaux, mes préférés Zoom
Les boyaux, mes préférés

 


Mots clefs : boucher, Peshawar

[ Au bazar des contrebandiers ]

Publié dans Bazars de Peshawar Posté le 10/04/2008

A quelques kilomètres de Peshawar, sur Jamrud Road, un poste de contrôle signale l'entrée dans l'Agence de Khyber, la zone tribale qui sépare le Pakistan de l'Afghanistan. La police pakistanaise ne peut aller au delà.

100 mètres plus loin commence Smuggler Bazar, le "bazar des contrebandiers". Au premier abord, rien ne distingue ce bazar de ceux de Peshawar. Même circulation délirante et hétéroclyte. Mêmes étalages de marchandises en tout genre, de l'aubergine à l'engrenage. Et pourtant...

Et pourtant, nous sommes dans le plus grand bazar de contrebande du monde. On y trouve avant tout de l'électronique: télés, hifi, appareils photos... Mais dans les petites rues alentours, on peut aussi y trouver des faux billets, des faux passeports... Et dans "Opium Street", quelques échoppes vendent du haschish, de l'opium frais et même de l'héroïne. En quantité: on voit des blocs de haschish d'un kilo ou des grosses galettes d'opium. L'afghanistan - 90% de la production mondiale d'opium - est tout près et la frontière est une passoire. Les locaux viennent souvent s'approvisionner ici, les prix y sont imbattables. A l'époque, on m'a raconté que le haschish s'y négociait 30 dollars les cent grammes. Et pour ce prix, c'est du shirac, la meilleure qualité afghane.

Et encore, on pourrait dire qu'on n'a encore rien vu, car à quelques kilomètres, dans la petite ville de Dara, c'est le commerce d'armes qui est florissant. Pour quelques dizaines de dollars, vous pouvez acheter une réplique de kalachnikov ou de beretta, produite sur place. Ou bien la tester si ça vous tente et ça ne choquera personne que vous vous balladiez avec: tout le monde a une arme sur lui. Les prix? Dans les 30 ou 50€. Effrayant, non?


Mots clefs : zone tribalesmugglercontrebandecontrebandierbazar, Peshawar

[ Visite au camp de réfugiés ]

Publié dans Rencontres Posté le 8/04/2008
Shirley se Zoom
Shirley en chadri pour passer le poste de police

Peshawar est une ville toute entière tournée vers l'Afghanistan. Avec les yeux emplis de mélancolie, de rage, de détresse, de peur, de désir, de frustration ou d'intérêt, c'est selon... La ville bruisse des souvenirs, des racontars, des nouvelles venues d'au delà la passe de Khyber. Un pas dans la rue c'est croiser un facies turmkène, hazara ou ouzbek, une ombre sous les plis d'un chardi - la burka afghane -, un tonga tiré par un cheval décati.

On se réchauffe comme on peut... sur le poële Zoom
On se réchauffe comme on peut... sur le poële

La ville a connu un boom au début des années 80 avec un afflux de réfugiés fuyant l'invasion soviétique. Puis d'autres vagues ont suivi, fuyant les combats, la misère, la sécheresse, les talibans... Au total près de 2 millions de réfugiés résident à Peshawar, l'intégration est plutôt réussie - après tout d'un côté comme de l'autre c'est le Pashtounistan - et beaucoup d'Afghans se sentent "chez eux" à Peshawar. Cependant, ils ont toujours le statut de réfugiés et une carte que le gouvernement pakistanais leur prodigue années après années. Aujourd'hui, il est question de fermer 3 camps de réfugiés à Peshawar avant fin 2008. Les afghans n'y payent qu'un loyer dérisoire pour le terrain sur lequel ils ont construit. Cette mesure doit encourager les gens à repartir en Afghanistan, puisque beaucoup n'auront pas les moyens de payer un loyer ailleurs.

La femme de Khan Agha Zoom
La femme de Khan Agha
Visite au camp de réfugiés
Au camp de réfugiés Zoom
La maison de Khan Agha au camp de réfugiés

Aujourd'hui, Khan Agha emmène Shirley au camp de réfugiés où il habite. La difficulté consiste à passer le contrôle de police, non pas que les étrangers soient interdits dans le camp, mais parce que les flics véreux exigent un backshish. La solution c'est le chadri afghan, sous lequel personne n'ira vérifier... "Comme ça, on pourrait te faire aussi rentrer en Afghanistan" affirme Khan Agha en rigolant. C'est vrai que le chadri ou la burka est aussi un moyen souvent utilisé par les contrebandiers entre Afghanistan et Pakistan...

Khan Agha et sa femme Zoom
Khan Agha et sa femme
  • "Tes premières impressions, Shirley?
  • Je me cogne partout. Je me suis emmelée en montant dans le minibus et je me suis assise sur mon poignet, ça fait bobo!
  • Et comment tu vois derrière ton masque?
  • Pour la vision ça passe encore... Le seul avantage de se balader ainsi dans les rues, c'est que pour une fois, je n'attire pas tous les regards."

Plutôt que de grands discours sur les conditions de vie précaires du camp, j'ai préféré quelques photos prises dans la maison de Khan Agha, qu'il partage avec son fils et sa brue, soit au total 20 personnes.

Photo de famille... et il en manque Zoom
Photo de famille... et il en manque
Une des grandes filles Zoom
Une des grandes filles
Et un de ses fils Zoom
Et un de ses fils
La femme de Mir Agha Zoom
La femme de Mir Agha

 


Mots clefs : camp refugies afghan, Peshawar

  • الرجل الذي سعى لتحقيق السلام الرجل الذي سعى لتحقيق السلام 27/10/2008 / 11:47
    Dans une de vos articles (celui parlans du camp de refugier...) Vous classer les taliban dans la meme categorie de l'envahisseur Russe et autre ennemie de l'afghanistan, or, la plupart des "talibans" comme les medias en parle tout les jour dans les journaux du monde entier etaient pour certain, notement pour le Mollah Zaeef, originaire de ces camp de refugier qui ont eté heriger pour fuire les russes. Les "Talibans" qui au depart n'etait que d'anciens combattants du Jihad contre les russes on formé un groupe pacifiste afin de redonner la liberté au peuple afghan qui etait tyranisé par des commandants sans scrupules qui edifier des barrage sur les axes les plus emprinter afin de piller les passants.
    On a trop souvent associer les Taliban avec Al-quaîda et d'autre extremistes terroristes mais il n'en ai rien.
    Aujourd'hui on ce bas dans un pays qui ne demande qu'une chose la paix pour ce reconstruire en suivant la culture musulmane et on leurs impose une guerre dont ils se passerai bien je pense.
    Aurevoir.
  • <a href='http://www.uniterre.com/membre/assalamaleikoum/'>assalamaleikoum</a> assalamaleikoum 27/10/2008 / 23:47
    Je ne supprime pas votre message parce qu'il est tellement pitoyable qu'il ne peut convaincre personne.

    Les talibans ont réussi à prendre le pouvoir parce que la population afghane en avait marre de la guerre entre moudjahidines. Elle leur a donc souvent ouvert les portes sans combat. Mais les talibans ne sont pas vraiment "pacifiques" comme vous dites, au regard du nombre d'atrocités qu'ils ont commis.

    Arrivés au pouvoir, ils ont à leur tour "tyrannisé" la population. Interdire la musique, l'école aux femmes, réprimer sauvagement (mises à mort publique en guise de justice, etc...), détruire le patrimoine culturel afghan, c'est ça ce que vous appelez "redonner la liberté au peuple afghan"? Sans compter qu'ils s'en sont mis eux aussi plein les poches, et par tous les moyens.

    "Suivre la culture musulmane?" et pourquoi pas comparer les mollahs talibans, souvent analphabètes (et souvent pas mollahs du tout) avec Hafez ou Omar Khayyam tant que vous y êtes? Ou peut-être voulez-vous dire que les exécutions publiques, la lapidation, les chadri pour les femmes, l'obscurantisme, c'est ÇA, la culture musulmane?

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